Pourquoi parlons nous des records de pression atmosphérique ?

Pourquoi parlons nous des records de pression atmosphérique ?

20 janvier 2020 Non Par Alexandre Bourasseau

Vous avez été nombreux à ne pas comprendre les raisons de nos messages à travers Facebook et Twitter ce dimanche soir. Nous vous parlions en effet de la pression atmosphérique extrêmement élevée sur le pays. Nous vous parlions également de cet anticyclone où son cœur avait dépassé la barre symbolique et exceptionnelle des 1050 hPa en Grande-Bretagne. Explications :

Pour faire relativement simple, la pression atmosphérique représente le « poids de l’air » qui pèse sur notre organisme. En moyenne, elle est de 1013,25 hPa quand on se situe au niveau de la mer (0m d’altitude). En dessous, nous parlerons (très) vulgairement d’une pression « dépressionnaire ». A l’inverse, au dessus de cette valeur, nous dirons plutôt une pression « anticyclonique ».

Notez que la pression baisse de 1 hPa tous les 8m d’altitude. Ainsi, quand la pression au niveau de la mer est de 1015 hPa, à 800m d’altitude, elle sera de 915 hPa.

Un record vieux de 2 siècles qui était menacé

Pourquoi en avons nous parlé précisément hier ? Car de telles valeurs, n’ont pas été enregistrées depuis très longtemps et plusieurs records sont même tombés. Pour vous donner un ordre d’idée, le record absolu à Paris est de 1050,4 hPa (les valeurs se sont donc approchées la nuit dernière), et date de février 1821, soit presque 2 siècles !

Pression atmosphérique observé dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 janvier 2020 à 1h du matin.

© Météociel
Données : Météo-France